Nouvelle étude sur les stomatodynies

Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par Laurent » 22 Fév 2013 16:12

Février 2012, NOUVELLE ETUDE SUR LES STOMATODYNIES
Source: ASSOCIATION LANGUE de FEU

M. le Pr. Yves Boucher, UFR d’Odontologie, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière , 5 Rue Garancière 75006 Paris, informe l’ALF, en date du 16/01/12,

« du démarrage d'une étude clinique concernant les stomatodynies idiopathiques au Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière.
L'intitulé de cette étude est : Recherche d’un marqueur biologique des douleurs orofaciales : dosage de l’opiorphine chez des patients souffrant de stomatodynie. Son acronyme est OPIODYN (…)

Les inclusions ont démarré depuis quelques semaines et la réussite de l'étude est liée à l'inclusion d'un nombre suffisant de patients. Si vous pouviez porter cette étude à la connaissance des membres de votre association, cela pourrait faciliter sa complétion et par conséquent la connaissance de l'affection. Il n'est pas nécessaire d'habiter Paris, mais il faut prévoir au moins trois visites. Une rémunération de 80 euros est prévue pour les patients inclus dans l'étude. » (…)

Les patients intéressés peuvent s’adresser au service Dr Descroix Vianney, Service d’Odontologie GHPS Paris (Consultation douleur orofaciale chronique) Tel : +33 144275584.
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par pierre » 22 Fév 2013 18:52

Bonjour,

J'ai participé à cette étude.

Pierre
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par isabelle78 » 24 Fév 2013 01:13

pierre, pourriez-vous nous en dire un peu plus? comment vous ressentez-vous aujourd'hui? est-ce que cela vous a apporté un mieux-être? je serais bien tentée mais j'avoue avoir un peu peur !!
amicalement isabelle
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par pierre » 27 Fév 2013 22:15

L'étude doit être terminée.

Il sagissait uniquement de prélèvements pour analyse.

Les résultats seront connus dans plusieurs Mois.
Pierre
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par Ejudith » 10 Avr 2013 16:05

Pierre vous vous sentez comment aujourd'hui ?
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par Ejudith » 19 Juin 2013 16:31

Bonjour,

Pour des informations sur ces douleurs, consultez le journal le temps du mardi 18 juin 2013 page 14. Des chercheurs Suisses ont fait des test sur des souris. Mais est-ce que le résultats serait le même chez l'homme. Tout une histoire à suivre...
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par christine » 20 Juin 2013 09:29

Bonjour
C'est très intéressant.

Je n'ai pu trouver le journal de juin.

Pourriez-vous m'adresser une copie de cette page 14.

Je peux vous donner mon adresse postale ( en privé) , ou mon adresse mail .

Cordialement
Christine
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par Laurent » 02 Oct 2013 10:35

Article publié dans le journal Le temps du 18 juin 2013
Douleurs rebelles: un mécanisme élucidé


Une étude suisse révèle un des processus en cause dans les douleurs neuropathiques, un type de douleur fréquent mais difficile à soulager

Sensations de brûlure intense, picotements, coups de poignard, décharges électriques… voilà comment les personnes qui souffrent de douleurs dites «neuropathiques» décrivent leurs symptômes. Ces douleurs courantes dans la population peuvent avoir de multiples causes. Mais elles demeurent mal comprises et difficiles à soulager. Une étude réalisée par une équipe suisse et publiée dans le Journal of Clinical Investigation (JCI) vient d’identifier un des mécanismes à l’origine de ces douleurs chez la souris. Au-delà de la connaissance fondamentale des processus douloureux, ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

En Suisse, 20% de la population souffrent de douleurs chroniques, c’est-à-dire qui persistent au-delà de trois mois. Chez un tiers de ces personnes, les douleurs sont dites neuropathiques: elles résultent d’une lésion ou d’une maladie du système nerveux, qui provoque un dysfonctionnement de la perception de la douleur. Le cerveau reçoit alors régulièrement un signal d’alarme qui n’a pourtant pas lieu d’être.

Un grand nombre de pathologies ou de traumatismes entraîne des douleurs neuropathiques. Celles-ci surviennent notamment après des fractures ou amputations, lorsque des nerfs ont été sectionnés. Ou à l’issue d’interventions chirurgicales, qui peuvent causer des lésions nerveuses. Ces douleurs se produisent aussi chez des personnes souffrant d’une hernie discale, de sclérose en plaques, de diabète ou de zona. Une attaque cérébrale ou une chimiothérapie, enfin, peuvent les causer.

Les traitements actuels sont peu efficaces contre ce type de douleurs. Celles-ci ne répondent pas aux antalgiques classiques comme le paracétamol, et peu aux opiacés tels que la morphine. «Les médicaments les plus efficaces sont les antidépresseurs, car ils ont une action sur les voies de la douleur», explique Isabelle Décosterd, directrice du Centre d’antalgie du CHUV et de l’Université de Lausanne et coauteur de l’étude. Les différents traitements disponibles ne permettent d’atténuer les symptômes que chez moins de la moitié des patients. «Nous sommes assez désarmés face à ces douleurs.»

De nombreux laboratoires tentent d’élucider leurs mécanismes d’apparition, dans l’optique de développer de nouvelles thérapies. «On sait que deux phénomènes cohabitent dans les douleurs neuropathiques, dit Didier Bouhassira, neurologue au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur à l’Hôpital Ambroise Paré, à Paris. D’une part, il y a une hyperexcitabilité des neurones chargés de percevoir la douleur, et d’autre part une sensibilisation de la moelle épinière et du cerveau, qui intègrent les messages nerveux.»

Le travail de recherche codirigé par Isabelle Décosterd et Hugues Abriel de l’Université de Berne, s’est penché spécifiquement sur le phénomène d’hyperexcitabilité des neurones. Tout est parti de l’étude de petits canaux présents dans la membrane des neurones sensoriels et perméables aux ions sodium, les canaux sodiques. Quand ils s’ouvrent pour laisser passer les ions, un courant électrique se propage dans le neurone, donnant lieu à un signal de douleur. La sensibilité à la douleur est liée au nombre de ces canaux à la surface des cellules nerveuses.

C’est ce que montre l’étude de certaines maladies rares: «Dans une pathologie génétique qui se caractérise par un dysfonctionnement de certains canaux à sodium, les patients ne ressentent aucune douleur. Une autre maladie, dans laquelle ces canaux sont hyperactifs, occasionne une hypersensibilité à la douleur», relate Isabelle Décosterd. D’où l’intérêt des chercheurs à comprendre pourquoi ces canaux sont plus abondants chez les personnes souffrant de douleurs neuropathiques.

Dans leur étude, menée chez des souris qui avaient subi des lésions nerveuses, les chercheurs suisses ont identifié une molécule, nommée «ubiquitine ligase Nedd4-2», qui détermine le nombre de canaux sodiques à la surface des neurones sensoriels. Ils ont montré que les souris génétiquement modifiées pour ne pas fabriquer cette molécule présentaient un nombre très important de canaux à sodium. Des enregistrements de l’activité électrique de leurs neurones ont aussi révélé qu’ils généraient plus de courants que ceux des souris «normales». Sans surprise, ces souris génétiquement modifiées étaient hypersensibles à la douleur.

«Nos résultats suggèrent que Nedd4-2 agit normalement comme un frein qui limite le nombre de canaux sodiques à la surface des neurones, et réduit donc leur sensibilité», précise Cédric Laedermann, dont le travail de thèse a abouti à cette publication. Les scientifiques ont ensuite découvert qu’il était possible de rétablir la quantité de Nedd4-2 chez les souris qui en manquaient grâce à une thérapie génique. Les rongeurs ont alors vu le nombre de canaux sodiques se réduire dans leurs neurones. Les manifestations douloureuses ont aussi été atténuées.

Les auteurs de l’étude se félicitent d’avoir élucidé un des mécanismes intimes des douleurs neuropathiques, mais ils restent prudents quant à la portée thérapeutique de leur découverte. «La thérapie génique, qui nécessite l’utilisation d’un vecteur viral pour insérer un gène dans l’organisme du patient, est déjà utilisée contre les douleurs chroniques sous forme d’essais, mais davantage de recherches sont nécessaires avant de l’envisager comme traitement de routine», estime Isabelle Décosterd.

«On pourrait aussi imaginer utiliser un traitement plus conventionnel, dans lequel un médicament agirait directement sur le mécanisme de Nedd4-2 qui dysfonctionne chez les patients», suggère Didier Bouhassira. Le neurologue fait remarquer que les mécanismes en jeu dans la douleur pourraient être différents chez les souris et les êtres humains. Mais aussi que la molécule Nedd4-2 pourrait n’être impliquée que dans un certain type de douleurs neuropathiques, celles-ci formant un groupe très hétérogène.
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Re: Nouvelle étude sur les stomatodynies

Message par Ejudith » 14 Déc 2013 11:26

A Pierre,

Des résultats de l'étude. Merci pour ta réponse. Meilleures salutations.
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